Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

..

Publicité

Oh, un caribou

Ce mardi c’était le 24 juin.

Et le 24 juin c'est la Saint Jean-Baptiste.

Et la Saint Jean-Baptiste, en plus d’être la fête de Bizzou, c'est la fête nationale du Québec.

 

Et donc pour fêter ça comme il faut, rien de mieux que de partir observer la faune Québécoise dans son habitat naturel: le parc national de la Jacques-Cartier pour les animaux, la ville de Québec, et plus précisément les plaines d'Abraham, pour les humains :p

 

I believe i can fly

 

Mais tout d'abords petit retour dans le temps. Lors de mon précédent article (si vous avez suivi), je vous ai dit qu'on se retrouverais après mon saut en parachute en tandem.

Parce qu'effectivement, il y a maintenant 2 semaines, j'ai enfin pu sauter d'un avion en plein vol \o/

Bon j’étais harnaché à un mec de Chambéry, mais bon c’était génial quand même :)

Pas de photos cependant, vu que là où je suis allé on ne pouvait faire ses propres photos / vidéos. Du coup ça attendra la prochaine fois (je sais pas encore si ça sera en tandem encore une fois ou si je sors les 1600$ pour la formation solo..)

 

Les préparations

 

Retour a notre saint Jean maintenant.

Vu que ça tombe un mardi, on pose notre lundi avec Vince et on se prépare laaargement à l'avance (comme d'hab).

Mardi 17 donc, on commence par réserver une voiture et à chercher (et trouver) le parc où on passera le week end.

Le programme est le suivant: on monte samedi matin jusqu'au Parc National de la Jacques-Cartier, on y reste jusqu'au lundi. Lundi on redescend sur Québec pour fêter la Saint Jean sur les plaines, et mardi on retourne sur Montréal.

 

Samedi matin donc, départ de Montréal direction le Nord Est pour quelques 360 km. On arrive là-bas en début d'apreme, et on se pointe comme des fleurs au centre d’accueil en demandant pour faire du canot camping.

Et là, bien sur, la question obligatoire : "Vous avez une réservation ?" *sifflote*

Lorsqu'on répond non, le gars dit "bon... je vais voir ce que je peux faire, mais je pense pas qu'il reste de place.. en attendant je vais vous expliquer comment marche le canot-camping ici".

Donc en gros il faut venir à 7h45 du mat pour prendre l’équipement, ils nous amènent en navette jusqu’à la drop zone, on descend genre 9km jusqu'au camping, puis le lendemain il nous reste genre 11km.

Après lui avoir dit que ça nous allait, le gars regarde dans son registre (avec une supère interface graphique, le tout fait pour un commodor..) et nous trouve une place pour le canot-camping.. qui se trouve qui plus est être le meilleur spot possible dans le camping (d’après le gars). Il comprend pas trop pourquoi c'est libre (annulation ?), mais en tout cas nous on prend :p

Bon par contre il nous dit qu'il a rien actuellement pour le soir même, mais que si on revient plus tard dans la soirée il pourrait nous trouver une place (annulation, on un des 4 spots réservés pour les cas d'erreurs informatiques ou de gens arrivant à l'arrache).

En attendant il nous conseille une randonnée "de 4h30 avec le meilleur point de vue du parc" (il nous montre au passage la carte, et on voit la superficie immense du parc).

On prend donc la voiture pour faire les 20km qui nous séparent du point de départ du scotora (qui veut dire "chemin tordu" dans une langue amérindienne)

 

Père castor, raconte nous une histoire

 

En chemin on se dit "alors par contre une randonnée de 4h30, ça fait combien en kilomètre ça ?"

On regarde donc sur le petit guide que nous a filé le gars pour voir que la rando fait donc 16km (2 fois 8), et que le temps est de "5h15" (on l'a su qu’après ça, mais la rando propose aussi 840m de dénivelé)

Bon, il est donc 15h45 et après s’être enduit de bombe anti moustique et avoir mis 2/3 bières dans le sac, c'est parti pour un peu de marche.

 

P6210005

 

On marche donc traquillou, croisant des gens (on est les seuls dans ce sens ^^) et nous arrêtant vers chaque cours d'eau pour espérer voir une bestiole (le gars à l’accueil nous ayant dit qu'il était fort possible qu'on voit un ou plusieurs orignaux).

Cependant, à part des moustiques et des oiseaux on ne voit pas grand chose, du moins jusqu’à ce que le chemin se torde.

En partant sur la gauche, direction un lac que le guide nous a déconseillé (y'a rien à voir à part la ligne haute tension), et si on part sur la droite on va au point de vue.

Quelques minutes plus tard, un nouveau lac fait son apparition et alors que Vince plaisantait sur le fait que ça serait bien qu'on voit un castor, j'en vois justement un sortir de l'eau :D

 

P1120234

 

On l'observe donc un petit moment, puis on continue sur le chemin, en espérant voir d'autres bestioles.

Cependant, à part des moustiques, on ne verra plus rien jusqu'au point de vue.

Point de vue qui était bien sympathique d'ailleurs, la vue sur une bonne partie du parc valait le détour.

 

P6210058

 

Le temps de prendre des photos et de se siroter une petite bière et on repart en sens inverse direction la voiture.

Bien entendu on s’arrête au niveau du lac, et on retrouve notre copain (ou notre copine d'ailleurs, on est pas allé vérifier) castor. Sauf que cette fois ci il n'est plus seul, et les deux nagent tranquillou dans le lac. L'un d'eux nous troll un peu d'ailleurs en nageant dans notre direction, enfin vers la petite plage juste a notre gauche, puis arrivé la il repart direct sans même daigner sortir. On les regarde donc un petit moment, puis on continue notre route. Route qui croise d'ailleurs celle d'une marmotte juste avant notre arrivée à la voiture. Puis celle d'une poule une fois en direction de l'accueil ^^

L’accueil donc, où on retourne voir le même gars que quelques heures plus tôt, et où il nous dit qu'il lui reste une place de camping "de secours" et qu'il peut nous la louer pour ce soir :)

On va donc planter la tente, puis chercher du bois (ils fournissent des bûches toutes prêtes) pour le barbeuk et pour faire griller les chamallow, et on se met à la divination

 

me

 

Enfin, à la coinche à 2 deux, mais bon, c'est pareil :p

On tarde ensuite pas trop à aller se coucher, vu que le lendemain matin faut qu'on soit à 7h45 au centre de location... Bon en l’occurrence on était debout à 6h, vu qu'il faisait frete et jour. Mais bon, au moins on était à l'heure pour louer le canot ^^

 

Et tu rames rames rames

 

Au centre de location on nous donne un gilet de sauvetage (logique) et une superbe combinaison (qui est obligatoire si la température de l'eau est inférieure à 15 degrés, ce qui était le cas vu qu'elle était à 8 apparemment).

 

P6220079

 

On attend ensuite avec les autres personnes pour prendre le bus qui nous amènera au point de largage. Et durant l'attente on voit passer un renard mal réveillé qui se dirige vers le centre d’accueil pour aller se prendre un café.

Ensuite, durant le trajet de bus, le garde nous explique vite fait comment ça marche le canot, que si on voit un orignal il faut se tenir loin de lui "parce que vous êtes sur son territoire à l'animal, c'est pas l'inverse". Et quelques minutes plus tard tout le monde se tourne vers la gauche pour effectivement voir un orignal sortir de la rivière et aller dans la foret :D

(désolé, pas de photos, l'appareil était déjà rangé dans le sac)

Au bout de 30/40 minutes de bus on arrive à la zone de largage. On chope notre canot et on commence la descente tranquillou (non sans avoir pris le temps bien sur de s'enduire de spray anti moustiques)

 

GOPR3242

 

On descend ainsi un petit moment, profitant de la vue, faisant une petite pause casse croûte (pause durant laquelle on voit qu'une pagaye ça fait pas un bon decaps, mais que les cailloux si), et on arrive au premier rapide un peu dur (de niveau 2, les précédents étant de niveau 1). Et bien sur on en profite pour faire un petit tour, de manière totalement volontaire bien évidement, dans l'eau. Heureusement nos sacs sont moins téméraires et restent dans le canot eux. On s’arrête donc un petit peu plus loin pour vérifier qu'effectivement les affaires sont juste un peu mouillées mais pas trop, et pour transférer les affaires qui craignent dans le sac étanche qu'on a loué (ouais, on aurait pu y penser avant, mais bon..)

On repart tranquillou et on arrive à notre emplacement de camping en début d’après midi.

 

P6220084

 

On en profite pour tout faire sécher, se faire piquer par les moustiques, glander, se faire piquer par les moustiques, aller cherche le bois pour le feu, se faire piquer par les moustiques, puis re glander. Parce que bon, faire une rando avec les chaussures qui font sploch sploch, c'est a moitie tentant quand même.

On allume donc un bon feu, histoire que les affaires sèchent un peu plus vite, puis histoire de manger aussi. On en profite pour sacrifier une knaky à Poséidon, histoire qu'il garde les affaires au sec le lendemain. Bon malheureusement Poséidon a pas l'air d'aimer les knaky, mais ça vous le verrez plus tard.

On continue donc la soirée tranquillou, le jeu de carte ayant été sauvé des eaux, en se faisant bouffer part les moustiques (ces sales bêtes mordent même à travers les chaussettes !!), jusqu’à ce que la pluie décide de faire son apparition. On range alors tout à la va-vite et on va se caler sous la tente.

Il est certe tôt, mais bon vu qu'on est un peu crevés, on met pas longtemps à pioncer. Et vu que la tente est sous les arbres ben on est bien au sec.

Lundi matin on se réveille assez tôt aussi, et après un bref petit dej on reprend la route (enfin, la rivière). C’était bien sympa avec la brume encore pressente et que nous sur la rivière.

Cependant on arrive assez vite a un rapide assez délicat, qu'on passe bien. Du moins la première moitie, parce que la deuxième à été plus compliquée, et on se retrouve sous l'eau. Là, par je ne sais quel miracle, on arrive à ne rien perdre. Bon, les 2 sacs à dos étaient attachés au canot, mais le sac étanche, les pagaies et ma casquette eux étaient "libres". Bref, après un peu de nage, on arrive à ramener le tout sur une rive (dur, avec le canot plein de flotte qui ne pense qu'à continuer la route) et on constate les dégâts : les sacs à dos dégoulinent d'eau ^^ Seul le sac étanche a protégé ce qu'il contenait (heureusement...).

Du coup, vu que tout faire sécher ici servirait à rien, on décide de continuer et de rallier l'arriver rapidement. Là, après avoir rendu le canot et les affaires, on transforme la voiture en sèche linge géant.

 

P6230115

 

On en profite pour aussi mettre enfin des fringues sèches et quitter les combinaisons. Après quelques heures tout est enfin sec et on peut partir direction Québec.

 

Niveau faune, on aura donc vu les animaux suivant lors de notre week end: 

2 castors

des moustiques

une marmotte

des moustiques

une poule

des moustiques

un renard

des moustiques

un orignal

des moustiques

des écureuils

et des moustiques

 

Bonne Saint Jean !!

 

Vu qu'on s'y est pris large, notre auberge pour Québec était notre voiture. Du coup fallait trouver un parking où on pourrait laisser la voiture pour près de 24h et où on pourrait pioncer. On a ainsi demandé conseil aux employés du parc, qui nous ont recommandé le parking de l'ancien zoo de Québec, situé à genre 15km de Québec mais qui y est relié par bus régulièrement. On se cale donc sur ce parking et on trouve le bus qui va sur Québec. On en profite aussi pour regarder quel bus choper au retour, et vers quelle heure.

Quelques dizaines de minutes plus tard nous voici dans Québec, et on se trouve un pub pour manger et regarder la fin de Pays-Bas - Chili.

On migre ensuite vers un autre pub, pour y regarder Brésil - Mexique.

 

P6230119

On se dit qu'il commence alors à se faire l'heure de migrer vers les plaines, mais en fait c'est encore un peu trop tôt ^^ Le seul spectacle qu'il y a étant un groupe folklorique. On s'y cale quand même devant, histoire de se reposer un peu, puis on part en reconnaissance sur le reste des plaines.

On retourne ensuite dans le centre pour manger, et on y peut noter encore une fois que les français peuvent quand même etre des très gros relou / cons (des français faisaient chier la serveuse à base de "non mais c'est vous qui avez un accent merdique, on comprend rien quand vous parlez. Vas y essai de parler français.." puis en se mettant à chanter du Garou...)

Bref, quelques tacos plus tard et nous voici de retour en direction des plaines, avec cette fois ci la "fouille" ("vous avez de la drogue ?" "Non" "Ok, vous pouvez passer").

On commence par faire le tour des scènes: une "rock, une rap (avec des paroles bien débiles d'ailleurs ^^), 2/3 electros / hard-tek.

Puis la scène principale

 

P1120299

Et comme c'est la tradition, le feu de la Saint Jean


P6230125

Bon par contre la musique y est pas top top, et y'a trop de monde, du coup on re-migre vers les autres scènes, et plus particulièrement vers celles de Hard Tek.

Vers minuit, alors qu'on pensait qu'un feu d'artifice allait avoir lieu (il y a eu genre 2/3 fusées "d’annoncement"), on ne voit toujours rien arriver et on se dirige donc tranquillement vers les bus (on avait noté qu'il y en avait toutes les 15 minutes jusqu’à 0h30 / 1h).

On y rencontre un couple qui nous explique que "ouais, c’était mieux avant" (en gros). A base que déjà le feu de la Saint Jean avant était 10 fois plus grand (ils sont petits maintenant parce qu'une année un mec s'est approché trop proche du feu et est mort ^^). Et surtout qu'avant (ie. avant que les flics soient partout et que les gens n'aient plus le droit d'apporter leur propre alcool sur les plaines) il y avait 10 fois plus de monde ("la scène principale ils la collent de plus en plus aux collines pour faire croire que c'est plein"). Bref, c’était mieux avant quoi (ce qui rejoins ce qu'un collègue m'avait dit "la Saint Jean sur les plaines c'est plate maintenant, ça vaut plus le coup"). Enfin bon, moi j'ai bien aimé quand même ^^

On chope donc notre bus, jusqu'au terminus 30 minutes plus loin, et on va se caler dans la voiture pour pioncer (Vince découvrant par ailleurs qu'un siège de voiture ça peut se coucher ^_^' ) et le lendemain on rentre sur Montréal.



Là je m'amuse à compter les piqûres de moustique sur mes pieds qui ont doublés de volume (30 piqûres par pied...), et en prenant ma douche je découvre que j'ai des bosses (enfin, des piqûres) un peu partout..

 

P6240129

Et au boulot vendredi j'apprends que les moustiques Québécois sont racistes :p

En effet, les français arrêtent pas de se faire bouffer, alors que les Québécois eux n'ont rien ^^ lol

 

Enfin bon, comme d'hab, mes photos sont ici.

Et celles de Vince sont ici.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article